Depuis décembre 1917 et son fameux « je voudrais bien dessiner le contenu de ma philosophie de la liberté » le monde a bien changé. L’image et les effets graphiques sont actuellement omniprésents. Le visuel s’est développé sous toutes les formes : les dessins se sont animés, nous écrivons en pictogramme, nous communiquons nos sentiments de la Chine aux Etats Unis en émoticons…  Le contenu de la philosophie de la liberté, quant à lui, reste caché derrière les caractères d’écriture.

Chaque visiteur du Goethéanum regarde, fasciné, les images qu’il discerne gravées dans les verres colorés des vitraux. Mais cela ne lui dit rien, les vitraux sont, jusqu’à ce jour restés muet. Et Rudolf Steiner lui-même s’est gardé de nous les expliquer.

 

Quelqu’un lui aurait demandé en pointant du doigt les trois monstres du vitrail rouge : « Cher Docteur, ces trois figures sont-elles les représentations de la pensée, du sentiment et de la volonté humaine ? » et le docteur lui aurait rétorqué : « Ne vous figer pas dans des schémas. Vous ne faites que vous encombrez par là, l’accès à ce genre de chose. Ces « bêtes » sont des réalités, ce ne sont pas des pensées abstraites.